Exercice sur les actions entreprises pour le développement de l'élevage, les problèmes rencontrés et solutions
L'élevage occupe une place importante dans les activités economiques du Benin. Ce secteur, en depit des multiples actions menées par les gouvernants, rencontre de nombreuses difficultés auxquelles il convient de proposer des solutions. Après avoir présenté les actions du gouvernement béninois pour développer l'élevage et exposé les problèmes que rencontrent ce sous secteur, nous proposerons des solutions pour régler le problème de la transhumance transfrontalière au Bénin.
Dans le souci de la mise en œuvre de ses politiques, l'Etat a mené plusieurs actions pour la dynamisation de l'élevage. En effet, le gouvernement a veillé à la création de plusieurs fermes modernes comme les centres Songhaï et Agrisatch en vue de la conservation des espèces rares en voies de disparition et de l'accroissement de la production animale. Aussi, il a formé des vétérinaires, créé des pharmacies et vacciné périodiquement les bêtes afin de minimiser les risques et dégâts des épizooties qui ravagent souvent les bêtes. De plus, il a diversifié la filière avec l'introduction de nouvelles espèces avec l'élevage non conventionnel comme celui de l'aulacode, de l'esgarcot sans oublier l'élevage de lapin et de volailles pour couvrir la demande national en viande locale de qualité. Il a également œuvré pour la création des retenus d'eaux pour l'abreuvage des bêtes ainsi que l'appui technique et financier aux éleveurs afin de minimiser les difficultés que ces derniers rencontrent et de les motiver d'avantages. Pour accroître la productivité, l'Etat a autorisé les inséminations artificielles. A cet effet, il a mis en place un centre d'insémination artificielle bien équipé pour améliorer la productivité en viande et en lait et a formé 40 inseminateurs. Il a aussi œuvré pour le rapprochement des services vétérinaires des éleveurs avec l'autorisation de 44 vétérinaires à s'installer en clientèle privée pour renforcer le dispositif public. À tout cela s'ajoutent la construction en cours du marché à bétail à Zè pour mettre de l'ordre dans la commercialisation des boeufs au Sud du pays, le renforcement des marchés à bétail de Banikoara. En dépit des diverses actions menées par les gouvernement pour dynamiser l'élevage au Bénin, ce secteur reste confronter à de nombreuses difficultés.
Les problèmes que rencontre l'élevage au Bénin sont de plusieurs ordres. Il s'agit essentiellement de la faible production animale ne pouvant couvrir la demande du marché, le développement des épizooties qui ravagent les bêtes ainsi que le manque de pâturages et de points d'eaux. De même, l'insuffisance des centres et agents vétérinaires freine l'éfficacité de la lutte contre les épidémies les plus redoutables et favorise les morts fréquentes et massives des bêtes. La mauvaise qualité des soins vétérinaires et le non-respect des couloirs de transhumance accroissent les conflits entre éleveurs et agriculteurs entraînant parfois la destruction des champs, la mort des bêtes et des vies humaines. A cela s'ajoutent la divagation des bêtes, le manque d'habitats des bêtes du fait du système d'élevage traditionnel, le manque de pâturage et de point d'eau. Face aux énormes conséquences induite par la transhumance transfrontalière, des mesures urgentes s'avèrent nécessaires.
La transhumance consiste à mener des troupeaux vers d'autres lieux à la recherche de pâturages et points d'eaux Au Bénin les transhumants quittent la zone sahélienne dont le Niger et le Burkina Faso vers la vallée du Niger, la vallée du mono et de l'oueme à la recherche de pâturage et de points d'eau. Pour pallier à ce problème, il faudra que les autorités béninoises restent fermes sur la décision d'interdiction de la transhumance transfrontalière au Bénin, sensibiliser les éleveurs à respecter les couloirs de transhumance, poursuivre et rendre plus concrète la politique de création des retenus d'eaux stables surtout dans les zones réculées, lutter contre la déforestation pour faciliter l'accès au pâturage. Aussi faudra-t-il encourager la culture des plantes fourragères. L'État doit également trouver un mécanisme pour accroître la production locale pour limiter la dépendance du pays en viande surtout le bétail. À cet effet, le centre d'insemination devrait permettre aux éleveurs d'avoir des variétés de vaches améliorés. ils doivent mettre à la disposition des éleveurs des moyens financiers et techniques suffisants, si possible créer une banque pour faciliter l'accès aux crédits aux éleveurs. Il va falloir être pragmatique pour éviter les problèmes qu'engendrent ce déplacement massif des bêtes.
L'élevage reste une filière porteur d'avenir en proie à des difficultés qui sont de loin une fatalité. Les actions menées par le gouvernement béninois et les solutions proposées pourront porter haut le flambeau de ce sous-secteur.

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