EXAMEN BLANC DU BAC AB DU LITTORAL/BÉNIN : SUJET ET ÉLÉMENTS DE RÉPONSE

 














I – HISTOIRE : commentaire de texte

1 – Présentation

  • Nature : Extrait de discours de nature politique

  • Source: https://www.lefigaro.fr. Consulté le 02/05/2022 à 14h 22min.

  • Auteur : Charles-Marie de Gaulle, homme politique français, dernier président du Conseil de gouvernement de la IVème République française, initiateur du projet de la Vè République en France.

  • Destinataire : peuple congolais, de l’Afrique Equatoriale française et de l’Afrique Noire française.

  • Contexte historique : discours prononcé le 24 août 1958, lors de sa tournée en Afrique Noire faisant campagne pour le référendum fixé au 28 septembre 1958.

  • Idée générale : sensibilisation du peuple congolaise en faveur d’un vote favorable pour le référendum.

  • Structure : Trois centres d’intérêt se dégagent de ce discours :

  • 1er CI : « Pourquoi la France… Quelles conditions ? » Titre : Nécessité pour la France de changer de cap dans ses colonies en Afrique.

  • 2è CI : « En voici deux…citoyens de la métropole » Titre : L’alternative proposée aux territoires.

  • 3è CI : « Quelles propositions…communications lointaines » Titre : Le fonctionnement de la communauté d’après de Gaulle.

2 – Commentaire analytique.

  • Nécessité pour la France de changer de cap dans ses colonies en Afrique

Rappel de de Gaulle au pouvoir en 1958 : les peuples colonisés qui bénéficiaient déjà d’une autonomie relative exigeaient l’indépendance totale. 

→ Vision partagée par de Gaulle en tenant compte du contexte international favorable au mouvement de décolonisation : pression de l’ONU, des deux grands et radicalisation des mouvements nationalistes.

→ Voulant rimer avec cette situation nouvelle, de Gaulle va proposer la communauté franco-africaine en considérant que l’œuvre accomplie par la France était déjà considérable et elle peut en être fière.

→ Grandeur de l’œuvre française, autosatisfaction de de Gaulle →→

« Cette œuvre, elle ne la renie pas, elle est prête aujourd’hui à la poursuivre dans des conditions tout à fait nouvelles, qui sont imposées par l’évolution des peuples et par le mouvement général du monde. »

  • L’alternative proposée aux territoires.

Indépendance immédiate ou communauté franco-africaine.

  • 1er choix : Vote négatif au Référendum → indépendance immédiate et sans conditions, rupture avec la France. « Bref de se gouverner eux-mêmes »

  • 2è choix : Vote positif au Référendum → adhésion à la Communauté franco-africaine → Fédération avec la France.

→ Choix voulu par de Gaulle d’où la tournée africaine de de Gaulle en AOF et en AEF. 

  • Le fonctionnement de la communauté d’après de Gaulle

  • Institutions autonomes : Assemblée territoriale, Conseil de gouvernement, adoption d’une constitution propre à chaque territoire. → « Chacun aura le gouvernement libre et entier de lui-même » → autonomie interne totale.

  • Institutions communautaires : « la défense, l’action extérieur, politique, économique, la direction de la justice et de l’enseignement et des communications lointaines. » 

→ institutions communautaires gérées par l’Etat central pour l’intérêt de tous les territoires. Toujours mainmise française sur les Territoires : pour de Gaulle l’indépendance n’est pas à l’ordre du jour.

3 - Commentaire critique

  • En affirmant « Pourquoi la France renierait-elle son œuvre africaine », il considère à tort que la colonisation est une œuvre civilisatrice pour l’Afrique.

  • Objectif de de Gaulle : réalisation de la Communauté franco-africaine : salutaire pour les territoires selon lui.

  • Communauté franco-africaine : contraire aux aspirations d’indépendance des peuples.

Quand de Gaulle dit : « des conditions tout à fait nouvelles, qui sont imposées par l’évolution des peuples et par le mouvement général du monde. » il propose là une formule qui lui permet de dominer les territoires colonisés par des moyens détournés.

  • Arrière-pensée de de Gaulle derrière cette proposition : contrôle des territoires à travers les Institutions communautaires « La défense, l’action extérieur, politique, économique, la direction de la justice et de l’enseignement et des communications lointaines. »

  • Choix de la voie référendaire → diviser pour régner à travers des pions sûrs : Ahomadégbé et Maga au Dahomey, Maurice Yaméogo en Haute-Volta, Amani Diori au Niger Félix Houphouët-Boigny en Côte-D’ivoire, Mamadu Dia au Sénégal. 

  • Choix de la Communauté : une autre forme d’exploitation, de pillage des territoires ; instauration d’une administration verticale.

  • Lorsque de Gaulle dit : « c’est qu’il est naturel et légitime que les peuples africains accèdent à ce degré politique où ils auront la responsabilité entière de leurs affaires intérieures, ou il leur appartiendra d’en décider eux-mêmes. Bref, de se gouverner eux-mêmes. » → aucune conviction de sa part par rapport à ces propos. Autrement dit octroi simple de l’indépendance aux territoires et il en aurait fini comme c’est le cas en Afrique du nord et dans certaines colonies Britanniques.

Critique de forme

Texte clair et accessible, facile de compréhension pour le lecteur moyen, avec utilisation de termes persuasifs.

4 – Conclusion

Intérêt 

  • Attachement de de Gaulle aux territoires,

  • Qualité d’homme politique avéré de de Gaulle.


 Portée 

  • Organisation du référendum du 28 septembre 1958 ;

  • Suffrage favorable à la création de la communauté au Congo et dans plusieurs autres territoires ;

  • Indépendance retardée de deux ans en AOF et en AEF sauf en Guinée ;

  • Indépendance sans rupture de l’AOF et de l’AEF avec la France.



II – GEOGRAPHIE : dissertation
Introduction
- Plusieurs activités économiques pratiquées au Bénin dont celles industrielles.
- Secteur secondaire orienté vers des objectifs spécifiques pas toujours aisés à atteindre. - Plan.
Description de la politique sectorielle mise en place dans le domaine industriel au Bénin

La politique sectorielle industrielle se décline en objectifs et stratégies à mettre en œuvre et repose sur la vision résumée sous le slogan : « l’industrialisation au Bénin : un modèle réussi dans la sous-région ».
  • Objectifs de politique :
- pérenniser le tissu industriel existant ; - promouvoir la création et le développement de nouvelles entreprises industrielles compétitives ; - poursuivre le renforcement institutionnel juridique, judiciaire et réglementaire ; - promouvoir des cadres d’échange et de concertation entre les acteurs du secteur industriel ; - renforcer les capacités des entreprises et des structures d’encadrement. - Valoriser les matières premières pour un élargissement de la base industrielle dans la perspective de répondre aux besoins des populations. - Renforcer les capacités de production industrielle Actions : - Accélération des réformes pour rendre effectif son désengagement du tissu industriel et d’un certain nombre de sociétés. En témoigne la privatisation de la Société des Ciments d’Onigbolo, de la Société Sucrière de Savè, de l’Industrie Béninoise des Bois (IBB) … - Création des centres de formation professionnelle, les Lycées techniques de Pobè, d’Akassato, de Bohicon, de l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) à Lokossa, de l’université de Kétou avec son volet construction mécanique, de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC), etc. - Création et la dynamisation de la CCIB, - Création de la Zone Franche Industrielle de Sèmè-Kpodji, - Mise en place de la Zone Industrielle ou Zone Economique Spéciale de Glo-Djigbé (GDIZ) - Projet de mise en place de zones industrielles viabilisées par département, - Construction d’une usine de tomates à Kpomassè, - Construction de barrages hydro-électriques, - Promotion des PME /PMI, - Promotion du secteur privé, - Promotion de la formation technique et professionnelle, - Politique d’exonération fiscale : l’octroi des avantages fiscaux susceptibles d’encourager le développement industriel, - Diversification des sources de production en énergie (promotion de centrales solaires, éoliennes), - Diversification des sources d’approvisionnement en énergie (Ghana, Côte-d’Ivoire, Nigéria) - Renforcement des capacités de production des centrales thermiques (Porto-Novo, Akpakpa). - Augmentation des capacités de production de la centrale de Maria Gléta - Efforts de prospection du sous-sol béninois …
Transition : Malgré ces objectifs et actions, la mise en œuvre de cette politique, se heurte à de nombreuses difficultés.
Handicaps à l’atteinte des objectifs de cette politique.
- insuffisance des capitaux et les difficultés d'accès au financement pour les gros investisseurs ; - manque de motivation des opérateurs économiques eu égard à la lourdeur administrative et à l'élévation des impôts et taxes ; - insuffisance de cadres techniques qualifiés d'où le recours à l'assistance technique très onéreuse ; - absence d'industrie lourde et de technologie de pointe ; - vétusté des installations et l'absence d'une politique de maintenance industrielle ; - insuffisance de la prospection du sol et du sous-sol qui entraine l'inexploitation de certaines ressources ; - étroitesse du marché intérieur et forte consommation des produits étrangers ; - lenteur de projets de construction de barrages hydroélectriques ; - inexploitation ou faible exploitation des ressources minières et énergétiques ; - insuffisance de ressources minières ; personnel non qualifié ; - faible pouvoir d'achat ; - non consommation des produits locaux ; - prédominance des industries légères, agro-alimentaires et de semi transformations ; - mauvaise gestion des entreprises publiques ; - manque d'investissement ; - manque de cadres compétents ; coût élevé de l'assistance technique étrangère ; - insuffisance d’énergie ; …
Transition : Face à une telle situation, l’Etat béninois a décidé d’accorder une priorité aux PME et PMI qui suscite diverses appréciations.
Point de vue sur la priorité donnée aux Petites et Moyennes Entreprises / Petites et Moyennes Industries au Bénin
Les PME/PMI tiennent une place importante dans l’industrialisation des pays en développement, La réaffirmation de cet état de fait dans la politique sectorielle du Bénin. La création de nombreuses PME/PMI de la part de l’Etat et des privés. C’est une situation qui est surtout liée à l’insuffisance de capitaux, de technologie. Ce sont des entreprises qui peuvent disposer de main d’œuvre locale et de matières premières surtout agricoles : agro-industries PME/PMI permet de régler en partie le problème de chômage des jeunes. Toutefois, ces entreprises ne sont pas toujours compétitives et manquent de suivi. Plus souvent, elles deviennent des éléphants blancs à cause de la mauvaise gestion. Il importe donc que l’Etat aille au-delà de cette priorité afin que le Bénin puisse connaître une véritable émergence industrielle
Conclusion
Entraves à l’atteinte des objectifs de la politique sectorielle mise en place dans le domaine industriel → faible industrialisation du pays. Nécessité de renforcer la politique de développement dans ce sous-secteur pour une véritable industrialisation.

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