Dissertation ~ Exercice du jour sur le Forum “Ma Classe d'Hist-Géo” : Point des interventions des apprenants (Thème :
L'ONU, dès sa création, s'est assignée comme mission le maintien de la paix et la sécurité dans tous ses états membres. Pour ce faire, elle a mené plusieurs actions militaires en Afrique par le biais des casques bleus malgré les difficultés rencontrées par ces derniers. Notre analyse consistera d'abord à exposer les actions militaires de l'ONU en Afrique ensuite présenter les difficultés des casques bleus dans les zones de tensions en Afrique et enfin apprécier l'éfficacité des actions militaires de l'ONU en Afrique.
Pour maintenir la paix et la sécurité en Afrique, l'ONU intervient au moyen d'opérations militaires confiées aux casques bleus. En effet, les casques bleus sont déployés dans plusieurs zones de tensions sur le continent. Il s'agit essentiellement des missions d'interpositions et d'observations menées au en sierra-leone en 2005 à travers le MINUSIL en vue de mettre fin aux massacres. Aussi, à travers les mission de refoulement, les casques bleus ont contraint les bélligerants à mettre fin aux combats dans l'ex Congo Belge de 1960 à 1964. Ils sont également intervenus Sahara occidental en 1991 par la MINURSO, en sierra-léone en 2005 par la MINUSIL, en RDC et en RCI respectivement en 2003 et en 2004. Le but de leur mission ici étant d'assurer l'organisation des élections libres et le respect du droit de vote pour tous sans éffusion de sang. De même, pour assurer la protection de l'aide humanitaire, les casques bleus sont intervenus en somalie en 1993 et en Rwanda en 1994 par l'ONUSOM ET LA MINUAR. Dans le cadre des missions d'observation et de surveillance de cessez-le-feu, les casques bleus ont été déployés sur la bande Aoudzou au Tchad en 1992. Ils sont intervenus en Côte d'Ivoire et au Burundi respectivement en 2008 et 2009 dans le cadre de mission pour le désarmement des belligérants. Huit opérations sont en cours et 120 pays sont engagés militairement dans les zones de tension en Afrique avec près de cent mille soldats pour un budget de plus de sept milliards de dollars. En dépit de ces actions, les opérations militaires se heurtent à plusieurs difficultés sur le terrain.
Les difficultés rencontrés par les casques bleus dans l'exercice de leurs missions sont multiples. En outre, l'envoi des casques bleus sur les champs de bataille prend souvent plusieurs temps à cause des tracasseries administratives. Ils sont souvent confrontés au manque de moyens pour le déploiement des opérations de maintien de la paix, ce qui fait que les belligérants sont parfois mieux équipés que les soldats. De même, les casques bleus sont souvent refoulés par les populations à cause de leur position parfois ambiguë. Aussi, certains militaires indélicats se livrent à des violations des droits des populations qu'ils sont sensés protéger. Les cas de viol, de pillage, de maltraitance ou violence physique et d'autres abus sont légions. Ils sont parfois impartiales sur le terrain et seraient à la solde des grandes puissances. Le Rwanda et la côte d'ivoire en sont des exemples. Malgré ces divers obstacles, les casques bleus font des efforts louables qui méritent d'être appréciés.
Les casques ont permis de sauvegarder la paix dans de nombreuses régions comme au Libéria en Sierra Léone, en côte d'ivoire, au Tchad, au Sahara occidental. Malheureusement, les soldats de la paix n'ont pas atteints leur objectif au Rwanda (MINUAR 1et 2), en Somalie, au Congo et on assiste de nombreux cas de violations des droits de l'homme. Leur intervention donne parfois l'impression d'être partiale, ce qui limite leur efficacité. Il est donc indispensable que les missions onusiennes de maintien de la paix demeurent au service des populations, respectant une indépendance et une impartialité dont elles ne doivent déroger que lorsque les civils sont menacés. Certes, une force rebelle manifestement hostile ou même terroriste doit être combattue, et il serait aujourd’hui nécessaire que les casques bleus en Centrafrique se montrent plus offensifs, sortent de leur attentisme. Mais, en aucun cas, les troupes onusiennes ne doivent être instrumentalisées par les grandes puissances pour s’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays africain, pour prendre parti pour une force dont la légitimité populaire et/ou institutionnelle ne serait pas incontestable. Car en agissant ainsi, l’ONU court le risque d’être définitivement considérée comme un « faux-nez » de l’impérialisme occidental.
L'ONU mène de nombreuses actions militaires en Afrique par le biais des casques bleus. Mais certains de leur actions rencontrent des difficultés du fait des moyens humains et financiers limités remettant en cause leur efficacité sur le terrain. Il urge donc de revoir les mesures de déploiement des casques bleus sans l'ingérence d'une puissance pour le bonheur de la population et dans le maintien de la paix.

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