Exercice du jour : Note de synthèse des différentes interventions sur l'organe de l'ONU s'occupant des problèmes socioéconomiques, ses efforts face à la pandémie Corona virus



L'ONU s'est, dès sa création, dotée de plusieurs organes pour son fonctionnement. Parmi ces organes se trouve le Conseil Économique et Social qui s'occupe des problèmes socio-économique. Ainsi, face à la pandémie du coronavirus, cet organe mène plusieurs actions de par les institutions qu'elle coordonne malgré souvent l'influence des USA. Notre analyse consistera d'abord à présenter l'organe de l'ONU qui s'occupe des problèmes socio-économique, ensuite exposer les efforts de l'ONU dans le monde en générale et en Afrique en particulier face à la pandémie coronavirus et enfin nous donnerons notre appréciation sur l'influence des USA sur les institutions de l'ONU.


Le Conseil Économique et Social (CES) est l'organe de l'ONU qui s'occupe des problèmes socio-économiques. Il est le principal organe de coordination des activités économiques, sociales et culturelles de l'ONU et ceci à travers ses institutions spécialisés. Il est composé de 54 membres et son siège est à New-York. Il tient une session par an en juillet alternativement à New York et à Genève. Le conseil économique et social est chargé d'examiner des questions économiques et sociales internationales, formule des recommandations sur les questions internationales dans les domaines économique, social, culturel, éducatif, de santé public, réalise des études et des rapports, assure le respect effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, encourage la coopération internationale pour le développement. Il prend des décisions à la majorité simple. Face à la pandémie du coronavirus, cet organe a consenti plusieurs efforts à travers les institutions qu'elle coordonne.

Devant la montée en flèche des contaminations du COVID19, les Nations Unies appuient les efforts nationaux destinés à soutenir des systèmes de santé soumis à rude épreuve et s’emploient à alléger les impacts socio-économiques sur les populations les plus vulnérables. En effet, l’UNESCO a lancé une Coalition mondiale COVID-19 pour l'éducation réunissant des partenaires multilatéraux et le secteur privé, dont Microsoft et le Global System for Mobile Communications (GSMA). L'objectif visé est d'aider les pays à déployer des systèmes d'apprentissage à distance susceptibles de minimiser les perturbations dans l’éducation et de permettre de maintenir le contact social avec les apprenants. L'OMS travaille en étroite collaboration avec les experts mondiaux, les gouvernements et les partenaires pour élargir rapidement les connaissances scientifiques sur ce nouveau virus, suivre la propagation et la virulence du virus et donner des conseils aux pays et aux individus sur les mesures à prendre pour protéger la santé et empêcher la propagation de cette flambée. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a, quant à lui, annoncé qu’il fournirait des équipements médicaux vitaux d’une valeur de 500 000 dollars pour aider les hôpitaux de la province chinoise du Hubei à soutenir les efforts du gouvernement dans la lutte contre le COVID-19. Il fournit notamment du matériel d'oxygénation et des ventilateurs pour le traitement des patients gravement malades. De même, les équipes des Nations Unies travaillent avec les autorités pour soutenir les plans nationaux de préparation et de réponse face à la flambée de COVID-19. Dans plusieurs pays, les équipes onusiennes fournissent temporairement du personnel à plein temps pour soutenir les gouvernements, apportent une expertise supplémentaire dans des domaines tels que la santé publique et les interventions humanitaires et d'urgence, ainsi que dans la sensibilisation des communautés et la communication de crise. Différentes entités des Nations Unies accélèrent l'achat de produits essentiels pour la réponse nationale, tout en respectant les normes internationales de transparence. Aussi, pour aider ses pays membres à faire face aux conséquences de la pandémie de COVID-19, le FMI compte apporter une assistance particulière aux 25 pays les plus pauvres au monde ( y compris le Bénin), répertoriés par l’institution pour leur permettre de consacrer une plus grande partie de leurs faibles ressources financières aux soins médicaux et efforts de secours d’urgence vitale. Cette remise de dette faite par l’institution financière est estimée à 500 millions de dollars, soit plus 250 milliards de FCFA. Malgré ses efforts, les institutions sont sous l'influence des USA et cela mérite notre appréciation.

Les Etats Unis d'Amérique, de part leur forte contribution au budget général (22%) et miltaire de l'ONU, ne tardent pas à faire de l'organisation un instrument impérialiste et l'obligent à faire à leur bon vouloir. Mais, quand les institutions vont contre leurs intérêts, ils ne tardent pas à vouloir claquer la porte. Par exemple, les usa n'ont jamais ratifié les accords de Kyoto sur la diminution des gaz à effet de serre, ils n'ont pas ratifié les accords de Paris sur le climat lors de la COP 21. De même, ils n'ont jamais reconnu la CPI. Les États-Unis, quatrième plus gros financeur du FNUAP, ont décidé de ne plus financer l'institution. Aujourd'hui, c'est le tour de l'OMS, où les États-Unis contribuent à hauteur de 400 à 500 millions de dollars par an, qui est menacée du retrait de financement américain car les USA n'ont pas apprécié l'institution dans la gestion de la pandémie du covid-19. Cette influence étatatsunienne sur les institutions de l'ONU est selon nous dramatique pour les nations unies. Elle se voit impuissante et dépourvue de moyens pour gérer à bien ses actions. Il va falloir revoir le mode de financement des institutions onusiennes. Aussi, faudrait-il que les USA reviennent en de meilleur sentiment pour le bonheur de tous car l'ONU est la seule tribune capable de trouver un consensus sur les problèmes du monde actuel.  
                                   
            
Le conseil économique et social est l'organe de L'ONU qui coordonne les institutions chargées des questions économiques et sociales. Ainsi, ces institutions mènent plusieurs efforts dans le monde pour palier à la pandémie du coronavirus qui secoue le monde. Mais, de plus en plus, elles manquent de moyens du fait de l'infuence des États Unis d'Amérique qui menacent de stopper sa participation à leur fonctionnement. Par conséquent, de nombreuses actions restent à la traîne. D'où la nécessité d'une prise de conscience des grandes puissances à laisser main libre aux institutions onusiennes pour l'atteinte de leurs objectifs.

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